Mo/Go, l’exosquelette de marche - Agence Codezero

Mo/Go, l’exosquelette de marche

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Les exosquelettes font couler beaucoup d’encre, mais dans l’absolu, ils sont rares. Dans le sport, seul le Ski Mojo, à notre connaissance, a fait ses preuves. Le Mo/Go est un exosquelette comparable, conçu par la société Skip en collaboration visiblement, avec l’équipe Arc’teryx Advanced Concepts. Il est destiné à vous aider à marcher. Sincèrement, les visuels soulèvent beaucoup de questions, notamment celle des frottements au niveau des cuisses, là où le dispositif va produire son aide. Mais on imagine que ce point précis, crucial, n’a pas échappé aux concepteurs. Tout comme l’assistance électrique a transformé la pratique du vélo, une assistance à la marche pourrait remettre en mouvement une catégorie de personnes éloignées des sentiers ou souffrant de pathologies rendant la marche très difficile.

 

 

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Mo/Go : l'exosquelette qui redéfinit l'autonomie en mouvement

L'exosquelette de marche Mo/Go développé par Arc'teryx en collaboration avec Skip représente une rupture dans l'approche de la mobilité assistée. Contrairement aux dispositifs médicaux traditionnels, ce système léger et discret s'intègre directement dans le pantalon, offrant un soutien musculaire équivalent à 40 watts par jambe. Cette innovation cible les personnes atteintes de troubles neurologiques affectant la marche, mais aussi un public plus large confronté à la fatigue musculaire lors d'activités prolongées.

Le dispositif s'appuie sur des capteurs intelligents qui analysent en temps réel la démarche de l'utilisateur et ajustent automatiquement l'assistance fournie. Cette approche adaptative constitue un saut technologique majeur par rapport aux premières générations d'exosquelettes, souvent rigides et contraignantes. L'exosquelette d'aide à la marche Mo/Go pèse moins de deux kilogrammes et se recharge via USB-C, deux caractéristiques qui le distinguent nettement des solutions industrielles volumineuses.

Au-delà de l'aspect médical, cette technologie de marche interroge notre rapport au corps en mouvement et aux limites physiques. Elle s'inscrit dans une réflexion plus large sur l'augmentation des capacités humaines, un thème que nous explorons régulièrement dans notre accompagnement stratégique en innovation sportive.

Innovation mobilité : quand l'outdoor rencontre la technologie d'assistance

L'entrée d'Arc'teryx, marque emblématique de l'équipement outdoor technique, sur le segment des exosquelettes marque un tournant culturel. Traditionnellement cantonnée aux vêtements et équipements pour alpinisme et outdoor, la marque élargit sa définition de la performance en montagne. Le Mo/Go exosquelette s'adresse autant aux randonneurs confrontés à des descentes exigeantes qu'aux personnes en réadaptation cherchant à retrouver leur autonomie sur les sentiers.

Cette convergence entre secteur médical et industrie sportive ouvre des perspectives inédites. Les technologies développées pour l'assistance à la marche pourraient rapidement migrer vers le sport de compétition, la mobilité urbaine ou même l'exploration de terrains extrêmes. On imagine déjà des applications pour les porteurs de charge en expédition, les guides de haute montagne ou les professionnels de l'intervention en terrain difficile.

Cette innovation mobilité s'inscrit également dans une réflexion sur l'accessibilité des espaces naturels. En permettant à des personnes à mobilité réduite d'accéder à des sentiers jusque-là inaccessibles, Mo/Go redéfinit concrètement qui peut pratiquer l'outdoor. Cette démocratisation du mouvement rejoint notre analyse sur la nécessité de redéfinir les frontières du sport, en incluant de nouveaux profils de pratiquants.

Exosquelette et culture du mouvement : vers une hybridation corps-machine

L'émergence des exosquelettes de marche grand public pose des questions philosophiques profondes sur notre relation au mouvement naturel. Des penseurs du mouvement comme Ido Portal prônent un retour aux capacités motrices fondamentales du corps humain, tandis que des technologies comme Mo/Go proposent une augmentation mécanique de ces capacités. Cette tension apparente masque pourtant une complémentarité possible.

L'exosquelette d'aide à la marche ne remplace pas le mouvement organique : il le prolonge, le soutient, le rend possible là où la pathologie ou la fatigue l'entravait. Cette nuance est capitale pour comprendre l'impact culturel de telles innovations. Plutôt qu'une béquille technologique qui déresponsabilise, le dispositif devient un outil d'émancipation motrice, permettant à chacun de repousser ses propres limites sans nier ses contraintes physiologiques.

Dans le secteur du sport, cette hybridation corps-machine soulève des débats réglementaires et éthiques. Si un exosquelette permet de marcher plus longtemps ou plus efficacement, change-t-il la nature de l'activité ? Cette question rejoint celles posées par les prothèses sportives en athlétisme ou les vélos à assistance électrique dans le cyclisme et la mobilité. Notre approche conseil en stratégie sport intègre désormais systématiquement ces enjeux technologiques dans la définition des pratiques de demain.

Questions fréquentes sur l'exosquelette Mo/Go

Quelle est la différence entre Mo/Go et un exosquelette médical classique ?

Le Mo/Go exosquelette se distingue par son intégration textile, sa légèreté (moins de 2 kg) et son autonomie énergétique suffisante pour une journée d'utilisation. Contrairement aux exosquelettes médicaux rigides conçus pour la rééducation en centre, Mo/Go vise l'usage quotidien en extérieur, avec une discrétion maximale et une assistance adaptative en temps réel.

L'exosquelette de marche peut-il être utilisé pour la randonnée en montagne ?

C'est précisément l'une des applications visées par Arc'teryx. L'exosquelette aide marche en réduisant la charge musculaire sur les quadriceps lors des descentes techniques, moment où la fatigue augmente les risques de chute. Son design résistant aux intempéries et sa capacité à fonctionner sur terrain irrégulier le rendent compatible avec les sorties outdoor et alpinisme.

Cette technologie de marche est-elle réservée aux personnes en situation de handicap ?

Non. Si Mo/Go cible initialement les personnes atteintes de sclérose en plaques ou d'autres troubles neurologiques, son positionnement s'élargit aux sportifs, aux travailleurs exposés à la fatigue musculaire et aux seniors souhaitant maintenir leur autonomie. Cette approche inclusive reflète une tendance plus large dans l'innovation mobilité : concevoir des solutions universelles plutôt que stigmatisantes.

Quel est l'impact environnemental de ces dispositifs électroniques portables ?

La question de la durabilité se pose effectivement pour toute technologie embarquée. Mo/Go utilise des batteries lithium-ion rechargeables et vise une durée de vie de plusieurs années. Arc'teryx communique sur des matériaux recyclables et un programme de reprise, cohérent avec les préoccupations environnementales croissantes dans le secteur outdoor. L'équation reste complexe : l'empreinte carbone du dispositif doit être mise en regard de l'autonomie et de la qualité de vie qu'il procure.

Comment cette innovation s'inscrit-elle dans l'évolution du sport et de la mobilité ?

Mo/Go illustre la convergence entre secteurs médical, sportif et tech qui redéfinit nos pratiques corporelles. Cette technologie marche participe d'un mouvement plus large analysé par notre agence spécialisée en innovation sport : l'hybridation progressive entre corps humain et assistance technologique, qui transforme autant les performances que l'accessibilité des pratiques physiques.